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  La nuit se termine déjà [PV : Leann]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Aedis Darrek
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Où est la rédemption ? | Chasseresse pourchassée

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MessageSujet: La nuit se termine déjà [PV : Leann]   Lun 26 Nov 2012 - 11:01

Aedis & Leann
« Guyana~Manowar »


    Une ombre furtive se glissa entre deux maisons trop proprettes. L'éclair blond qui apparut quelques secondes fit jurer la silhouette qu rabattit sa capuche venant de tomber. Une main fine mais calleuse se fit voir quelques instants sous la cape noire portée. La discrétion de cette créature était loinui fi d'être naturelle, et était de façon évidente coupable, ou en passe de l'être.
    Il faisait nuit, nuit noire, nuit d'encre. L'aube ne darderait pas ses rayons révélateurs avant de longues heures, et personne n'aurait songé à être dehors. Al-Jeit, ville éternelle, superbe... Et endormie. Voilà qui arrangeait bien Aedis Darrek, seule âme qui vive dans les environs. Sa venue ici, malgré le danger qu'elle y pressentait pour son cou (mis à prix depuis quelques temps), n'était pas due au hasard. Les plus riches alaviriens vivaient là, et la jeune femme commençait à avoir faim. Assez pour se mettre en danger. Voyant tout à coup un fronton net, sublimement décoré, elle sourit, se décidant.
    Elle n'était pas marchombre. Elle n'avait ni leur rapidité, ni leur souplesse, ni leur charisme. Mais elle était forte, et n'en doutait pas. Faisant le tour de la demeure, espérant une fenêtre ouverte, elle commença à grimper le long des pierres inégales et des rebords, se hissant sans grâce. Elle bougonna en atteignant la fenêtre qu'elle visait, mais fut rassurée de ne pas voir de lit dans la pièce. Entrant en silence, elle observa les lieux éclairés par la faible lumière qui filtrait à travers la fenêtre. Il faisait néanmoins sombre, plus sombre qu'à l'extérieur, et elle regretta le temps d'un instant ne plus avoir accès au Dessin. Une petite boule de lumière n'aurait pas été du luxe, mais elle s'adapterait, comme toujours : cela faisait au moins un lustre qu'elle s'adaptait. Jamais elle n'avait remarqué l'utilité de son Don avant qu'elle ne le perde, suite à la mort de ses parents.
    Ses yeux s'habituèrent finalement à la pénombre, et le bureau qui trônait, imposant, d'un côté de la pièce, lui apparut plus clairement et attira son regard, de part ce qui était posé dessus : des papiers, des sceaux, des plumes... et surtout une cassette. Souriant en voyant cette petite boite en bois sombre, elle s'en saisit, et examina la serrure, fermée à clef. Elle avait des crochets sur elle, mas ne savait pas réellement s'en servir. Partir avec la cassette serait décevant si elle se révélait ne contenir que des papiers importants, ou des lettres privées, qui ne lui seraient d'aucune utilité pour se nourrir. De plus, elle préférait ne pas attirer l'attention sur elle, ou sur un voleur/braqueur éventuel.
    Tâtonnant, crochet dans la serrure, elle entendit le bruit caractéristique qu'elle attendait depuis quelques temps. La cassette s'ouvrit, et Aedis retint de justesse une exclamation joyeuse : de nombreuses pièces brillaient sous les rayons de la lune, ainsi qu'une sphère graphe aux couleurs irisées, faisant penser à l'Arche. Prenant sa bourse, qui pendait jusque là misérable et flasque à sa ceinture, elle glissa l'argent à l'intérieur. La sphère graphe quant à elle atterrit dans sa sacoche -elle aussi accrochée à sa ceinture-, et la jeune femme au sourire satisfait referma la cassette. Aux aguets, le froissement bruissement qu'elle entendit l'intrigua, et elle rouvrit la boite doucement, puis la retourna. *clang* Elle sursauta, sifflant entre ces dents des mots d'habitude réservés aux femmes de petite nature. Elle espéra que le bruit n'avait été assourdissant qu'aux... yeux (?) de ses oreilles trop attentives. Se figeant, puis relâchant la pression après quelques trop longues secondes, elle décida de... Comment dire ? Pour rester un minimum poli ; se bouger les fesses. Ramassant le planchette de bois tombée au sol, ainsi que les parchemins sortis du double-fond, elle les déplia et les parcourus rapidement. Hors de question de prendre avec elle quelque chose d'inutile ! Mais, si bien cachés, que pouvaient-ils révéler ? Elle resta bouche bée en lisant les mots inscrits, et tout remord s'effaça soudainement de son esprit. Voilà des feuillets qui ne la nourriraient pas à court terme, mais qui à long terme la sortiraient sans aucune doute de biens mauvaises passes.
    Froissement de draps à proximité. Écarquillant les pupilles, l'adrénaline se libérant dans ses veines, elle reposa le double-fond dans la cassette, et comprit comment elle avait pu ne pas le voir, tant il s'ajustait à la perfection aux mesures de la boite. Elle tenta d'ailleurs de refermer cette dernière "à clef", et quand un bruit sec de craquement se fit entendre, elle ne prit pas la peine de vérifier si elle avait réussi ou simplement cassé quelque chose. La reposant à sa place, récupérant son rossignol, elle mit les papiers dans la poche intérieure de son veston éliminé, et repassa par la fenêtre. Dès qu'elle put le faire sans se casser les jambes, elle sauta dans le vide, atterrissant lourdement au sol. Et elle déguerpit. Vite. Très vite. Le sang battait à ses tempes à mesure qu'elle s'éloignait du quartier aisé. Les rues populaires étaient plus sûres, et elle le savait. Sinueuses, tortueuses, parfois mal famées. Quand elle y parvint, elle se rendit compte à quel point elle était apeurée. Elle ne comprenait pas cette frayeur. Était-ce à cause de ces papiers, léger rembourrage qui se faisait sentir au niveau de ses côtes ? Certes, ils la mettaient en danger, mais était-ce une raison suffisante pour jouer au lapin, au risque de donner l'alerte ? Une jeune femme visiblement les poches vides qui court de manière suspecte au milieu des maisons riches et nobliautes, ça a tendance à se remarquer.
    Se rendant au buisson où elle avait caché son sac à dos, elle enleva sa cape trop visible, la plia et la rangea consciencieusement, sortant en contrepartie un manteau long, sale et boueux, qu'elle enfila sans s'en soucier. Elle se sentait malpropre, mais attendrait encore quelques ours avant de faire une dépense importante. Il faisait encore relativement chaud, et ses vêtements tiendraient encore : ses chaussures en cuir terni ; ses chausses quasi-neuves, volées il y avait peu de temps ; sa chemise autrefois blanche, aujourd'hui simplement entière ; son veston brun rapiécé aux trop nombreuses poches ; sa fameuse veste longue. Vêtements hétéroclites mais qui rendaient bien.
    Quant à penser à un bain... Plus tard.
    Elle mit son sac sur son dos, et, jusque là accroupie nez dans le buisson, la jeune femme se releva, en faisant volte-face. Et elle eut un cri de surprise qui la renseigna sur son niveau de vigilance, avant de parler :


      - Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Qui t'es, d'abord ?


    Et surtout, est-ce que cette mystérieuse jeune fille savait quelque chose à son propos ?
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Leann Seltil
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MessageSujet: Re: La nuit se termine déjà [PV : Leann]   Dim 16 Déc 2012 - 4:22

[désolée de l'attente, j'ai eu quelques soucis..]

L'insomnie
Une drôle de rencontre


Leann ne trouvait pas le sommeil. Elle se tournait et se retournait dans les draps, sans parvenir à fermer l'oeil. Il était déjà très tard, et sa soeur Tina dormait depuis longtemps. Son souffle régulier avait quelque chose d'apaisant, pourtant.. Rien à faire.
La jeune dessinatrice quitta la douce chaleur de son lit moelleux pour le sol frais de la chambre. Elle s'habilla. Peut importe que l'on soit en pleine nuit, elle avait besoin d'une ballade, seule, pour comprendre pourquoi elle se sentait si mal chez elle, alors qu'elle avait été si heureuse de retrouver sa famille.
Leann descendit silencieusement les escaliers, récupéra son manteau et la besace qui ne la quittait jamais, avant d'ouvrir précautionneusement la porte de la villa. Elle s’apprêtait à sortir sur la pointe des pieds, lorsqu'un mouvement furtif au dessus d'elle attira son attention. Une ombre se jucha sur le rebord de la fenêtre du voisin, avant de se laisser glisser silencieusement à terre, et de prendre la fuite. Un voleur ? Un espion ? Le voisin, un homme richissime aux activités douteuses, possédant plusieurs manoirs en ville, ne manquait pas d'ennemis. On ne l'aimait pas, et il le rendait bien.
L'intrusion de la mystérieuse silhouette chez l'odieux personnage avait piqué la curiosité de Leann, aussi décida-t-elle de poursuivre l'inconnu. Grâce à ses entraînements avec Eden et Elio, la jeune dessinatrice n'eut aucun mal à suivre l'individu encapuchonné dans les ruelles d'Al-Jeit. Celui-ci finit d'ailleurs par ralentir l'allure, puis se glissa au milieu de gros buissons. Leann s'approcha, grisée par l'adrénaline. Oui, c'était celà qui lui manquait depuis son retour à Al-Jeit. L'adrénaline. L'appel de l'aventure pulsait dans ses veines, et quelque chose lui disait que l'inconnu serait une source de péripéties tout à fait satisfaisante..
L'inconnue était une femme, blonde, au physique relativement commun, bien que visiblement pratiquante des arts guerriers. PARFAIT. Leann sentait qu'elle allait s'amuser. La voleuse retira sa cape pour enfiler des vêtements crasseux mais qui lui permettraient sans doute de passer inaperçu. Qui était-elle ? Il se dégageait d'elle une étrange aura de force, et pourtant, elle donnait l'impression d'une bête traquée.
Fascinée, Leann en oublia de se cacher..

- Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Qui t'es, d'abord ? Cracha l'inconnue.

OUPS. Tant pis pour la filature. Autant être sincère.

- Je m'appelle Leann Seltil. Je suis une dessinatrice en quête d'aventure, et il se trouve que je vous ait vue sortir de chez notre détestable voisin. Intriguée, je vous ait donc suivie, histoire d'en apprendre un peu plus sur toute cette affaire. Et vous, vous-vous appelez comment ?


Dans l'imagination de chacun se cache un nouveau monde, il suffit d'en trouver la porte..
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La nuit se termine déjà [PV : Leann]

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