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Salomé Ju'Edan
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Fonda || Dessinatrice voyageuse

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MessageSujet: Une voie   Dim 7 Oct 2012 - 7:18

Je soupire.


Je soupire. Encore.
Je n'avais rien.
Je voulais aller de l'avant, laisser mon passé et mon enfance. J'étais assez mûre, une âme vieille, je m'en croyais capable.
Mais les personnes que je croisais avaient déjà une vie, en quel honneur me laisseraient-ils une place ?
J'avais parcouru l'Empire de Gwendalavir en vain. J'étais trop volatile, instable, nomade pour trouver des personnes qui m'accepteraient en entière. Je perdais espoir de les trouver un jour. J'étais lasse avant même de m'essayer dans le nouveau continent.

On a tous envie d'être libres. Du moins, c'est ce que je croyais, que l'hétéroclite, la vie au jour-le-jour, le véritable carpe diem étaient les topos communs à tous. Mais j'avais tord. Les personnes saines d'esprits restent confortablement dans leur ville. Ceux qui courent après le gain se font marchand et malgré les convois nomades, ils restent plus structurés que désiré. Certains partaient pour l'aventure à coup de hache, de heaume et d'armure complète. Je n'ai pas une âme d'héroïne. Je veux juste vivre.
Les Faëls avaient été une magnifique rencontre. J'aime leur façon de penser, mais ils restent souvent dans leur forêt de Baraïl et je me sentais encore comme une étrangère.
La dureté, le rigueur et la discipline des fiers frontaliers n'étaient pas pour moi.
La vie reculée des rêveurs ermites me faisait devenir claustrophobe.
Les dessinateurs... Les plus prestigieux aident les populations, créant des villes et améliorant des relations. Ou alors ils enseignent. J'ai trop peur d'y devenir anonyme.
Les Pirates et autres Trépasse-Temps veulent juste contrer le système. Je n'ai aucun engagement politique, que ce soit pour ou contre l'Empire, qu'il s'écroule ou reste m'importait peu, parfois.
Restent les marchombres...

- Je devrais pas, je marmonne à voix haute.

Je suis assise contre une auberge en bois poussiéreux et grinçant. Il fait nuit, on voit les étoiles. La ville n'est pas loin, pourtant il y a une agitation grandissante dans l'auberge. J'y reste collée malgré les bruits intempestifs. Cette réaction me ressemble bien. Ne pas me mêler, ne pas être dérangée, mais restée attachée.
Tout comme je suis encore poings et pieds liés à Al-Jeit, ville de mon enfance et où se trouvent les seules personnes qui comptent encore pour moi. Ma famille.
Mais je veux grandir. Changer. Partir. Ne plus compter sur des gens et faire ce que je désire pour moi-même.
Sauf que la solitude ne me va pas. Une raison de plus pour ne pas oser m'approcher des insaisissables marchombres qui tiennent à leur indépendance et leur détachement de toute autre personne.
Du moins, c'est l'idée que je m'en fais.

Tout ce dont j'ai envie en cet instant tambourine sauvagement dans ma tête. Mes contradictions me coupaient en deux, écartelant deux faces de moi qui s'accordaient jamais. Je le sais bien, je les connais bien. L'une m'a poussé à partir. L'autre m'empêche de profiter.
Au final, je n'avais rien.
Mon front frappe mes genoux repliés contre moi. Mes cheveux volent. Je tremble. Le vent souffle et j'ai froid. J'hésite entre rentrer à l'intérieur me réchauffer ou prendre mon matériel de campement qui se trouve dans le sac.
Au final, j'ai toujours froid et je n'ai pas bougé d'un pouce.

Une feuille qui vole arrive sur ma tête. Je la saisis et l'observe longtemps avant de me lever. Je pars. Encore. Loin. Je me laisse porter comme la feuille, quitte à finir par mourir si le vent en décide ainsi.

Je passe entre quelques arbres, regarde le sol pour suivre le chemin étroit et sinueux qui mène hors du bosquet pour retrouver la route principale. Je l'ai pris peu avant, mais la nuit est tombée entre temps. Une torche crépitante apparait dans ma main et j'esquisse mon premier sourire de la journée. Dessiner m'apaise, parfois. Me rassure. Comme si je n'étais plus seule.

- Qu'est-ce que tu cherches ?

La voix me fait sursauter, la torche tombe, et la seule chose que je parviens dans un souffle à répondre c'est :

- Ma voie.



Nous écrivons tous sur des papiers qui brûlent.
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Une voie

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