Venez vivre une aventure digne de celle d'Ewilan en Gwendalavir...
 
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Heath Crisce
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Alavirien

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MessageSujet: Le Printemps d'un Été   Lun 17 Sep 2012 - 4:27

Un Changement en prépare un autre.
[Euripide]


La nuit est tombée depuis longtemps sur la Forêt, comme un voile qui étouffe soudain le feu brulant du soleil. Sans un bruit. Sans un souffle. Sans même une personne pour la voir étendre ses noir pans de tissus sur le monde peu à peu endormi. Si un arbres tombe sur une montagne, sans personne pour l'entendre, fait il réellement du bruit? Ou n'est il qu'une illusion, une légende passée que l'on redécouvre quand on passe par les chemins?
Non, personne n'avait vu la nuit tomber sur la grande Forêt. Alors la nuit était elle tombée ou avait elle toujours été là? Tapie dans la lumière... C'est à cela que songeait une petite silhouette cheminant à travers les arbres en dansant. Si Heath avait croisé âme qui vive, il aurait put lui demander. Mais rien, il n'y avait rien ni personne. Et cela lui allait parfaitement.

Cela aurait put vous paraitre étrange pour un amateur de changement tel que lui. Après tout quoi de plus calme qu'une forêt? Les arbres sont lent, incapable de vivre réellement. D'être "vif". Eh bien pour deux raisons toutes simples. La première c'est qu'il venait de passer plus d'un moi à Al-Vor, grouillante cité de l'Empire, pleine d'activité, de monde, de bruits. Quand on aspire au changement mais qu'il y a trop de vie autour de nous, un peu de calme peut faire du bien. Un peu de quiété. De discutions avec l'amour. Avec la lune, avec les lucioles, les feuilles, les arbres... Un peu de poésie dans ce monde de brute que diable!!

La seconde est un secret. un secret bien enfouit, que pourtant tout le monde connait. Les forets grouillent de vie et de changement. Les saisons sont plus marquées, les impacts des éléments plus fort. Dans le silence, le bruit résonne mieux, et un simple cri dans une salle totalement silencieuse peut provoquer un vertige.

En fait, si Heath était là c'était pour le début du printemps. Pour le soleil levant diffracté en multitude de lueurs vertes sur le sol. Pour la rosée du matin et le chant des oiseaux. Plus pour tout ça que pour le reste. Pour revoir ces changements si simple qu'il ne les voyaient plus. Il était là, comme d'habitude, pour vivre.

* * *

Aube.
Frêle clarté, encore envahie de nuit, encore fraiche de lune.
Au premier rayon de soleil, Heath s'était précipité sur un arbres, grimpant plus lourdement qu'il ne l'aurait voulut, encore engourdi par une nuit sans rêves. Il ferma les yeux sur les dernière branche, s'ouvrant au soleil levant, à la fois vivant et plus tout à fait. Il n'était plus vivant car il n'était plus lui, plus tout à fait. Plus entier et à la fois trop plein. Un instant magique. Parfait...

Ou pas. Un grain de sable qui vient se glisser dans un repas n'aurait pas eu d'autre effet. Heath grinça des dents, mécontent. Quelque chose détonnait. Clochait. Comme une fausse note qui aurait poussé un hurlement au milieu d'une symphonie. Il ouvrit les yeux, sans plus sentir la douceur du soleil et les yeux des nuages.

Une maison. A quelques centaines de mètres seulement de son arbre, au milieu d'une clairière..
Heath descendit d'un bond, manquant de se rompre une jambe. Se reçu souplement, juste une légère douleur sur la plante des pieds. Petite course, d'un pas léger.


"Un deux trois nous iront au bois"


Se pencher pour ramasser un bout de bois. Pour quoi faire? Détruire une maison à coups de bout de bois? quelle blague. Mais il avait envie de s'amuser.


"Quatre cinq six cueillir des cerises"


La clairière, la maison. Couverte de plantes grimpantes. La nature qui commence à reprendre es droits sur le monde des hommes.

"Sept huit neuf dans un panier neuf"


Ding dong dingue dong. Pas de sonnette? Toc toc toc!!

"Bonjour bonjour!! Oyez Oyez. Bref, vous aurez compris, hola, ya quelqu'un là dedans ou est-ce aussi vide qu'un crâne de coureur? Bijour les nenfannnnnt!!! Tonton Heath est là"



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Leann Seltil
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MessageSujet: Re: Le Printemps d'un Été   Lun 17 Sep 2012 - 8:10

( Very Happy Moi j'trouve ça très bien ! Bon allez, j'vais réveiller Talyna ;P )


Dans l'imagination de chacun se cache un nouveau monde, il suffit d'en trouver la porte..
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Talyna
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MessageSujet: Re: Le Printemps d'un Été   Lun 17 Sep 2012 - 8:36

Le Réveil
La fin d'un long voyage...

Cela faisait trois mois qu'elle gisait là, sur son lit. Enrobée d'un linceul blanc, les traits paisibles, ni morte, ni vivante.
Hors du temps.
Trois mois de voyage, ici et là-bas, ailleurs, au delà de l'au-delà.
Trois mois pour trouver les bonnes réponses à ses questions.
Trois mois pour se retrouver, entière et libre, sereine.
Trois mois pour ne plus avoir peur.
Trois mois pour apprendre à vivre.
Trois mois.

- Il est temps, souffla la voix..


~oOo~

E
lle réintégrait son corps.. Mais l’avait-elle vraiment quitté ?
Petit à petit, elle retrouvait des sensations oubliées. Elle ressentait son corps plus intensément que jamais. Couchée, elle sentait la pression du matelas qui la soutenait, l’oreiller moelleux sur lequel sa tête était posée, le tissus doux qui la vêtissait, ses cheveux qui lui chatouillaient le creux du coup, et tombaient devant son visage. Elle percevait le doux picotement du corps qui se réveille après une longue immobilité. La lumière aussi, faible, mais bien présente, qui filtrait à travers ses paupières closes. Des odeurs, vieux bois et poussière, forêt qui se réveille. Une présence enfin. Quelqu’un se trouvait donc près d’elle ?
Lentement, elle ouvrit les yeux.

Une silhouette se tenait là, penchée sur elle. D’abord indistincte, elle se précisa rapidement, lorsque ses yeux se réhabituèrent à voir.

C’était un garçon. Seize, dix-sept ans tout au plus, d’allure efféminée, il était petit pour son âge, et semblait aussi frêle qu’un roseau, mais elle se doutait qu’il n’en était rien. Tout en lui semblait être animé d’un mouvement perpétuel. Vivant.

Il l’observait avec surprise, elle l’observait en profondeur, de ce regard intense qu’ont parfois les Marchombres, et qui vous donne l’impression d’être passé au scanner.

Son apparence était pour le moins étrange. Etrange. Elle eut un rire intérieur, elle aussi avait l’air étrange après tout, ce mot lui allait comme un gant. Elle avait les cheveux d’un violet profond, les siens étaient vert pâle. Elle avait la peau mate et foncée, la sienne était blanche et fragile. Elle avait un regard d’or impénétrable, le sien brillait d’un rouge surprenant. Elle revenait d’entre les morts, il incarnait la vie.

Ellundril Chariakin avait raison. Il était temps…

~oOo~

I
ls s’étaient observés longtemps, en silence. Et puis, Talyna s’était lancée. Elle était redevenue mouvement.
Elle s’était redressée maladroitement, ses muscles encore engourdis par son sommeil prolongé. Elle s’était levée, constatant avec surprise que son corps était resté intact, comme par magie. Elle était sortie, et avait observé. Elle avait admiré la forêt. Comme celle-ci avait changé ! Des plantes grimpantes escaladaient la façade de la maison, le jardin et le potager étaient retournés à l’état sauvage en un inextricable fouillis de plantes biscornues et de fleurs sauvages. C’était le printemps, une explosion de vie.
Elle s’assit sur le vieux banc de pierre, devant la maison, elle ferma les yeux et elle respira. Elle respira le parfum de la vie.

Une flamme brûlait en elle, la flamme des Marchombre. Sa lueur l’avait guidée vers la vie, vers la fin de son long voyage. La fin ? Non. Disons plutôt… le début d’une nouvelle aventure. Oui. La plus grande aventure qui soit : elle devait vivre.

Au milieu des bruits de la forêt s’était élevée une voix :
- Excusez-moi mais… Qui êtes-vous ?

Talyna sourit, et ouvrit les yeux. Elle se tourna vers son interlocuteur et répondit doucement :
- Il y a deux réponses à cette question, comme à toutes les questions. Celle du savant, et celle du poète. Laquelle veux-tu en premier ?



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La vie est une chute perpétuelle, à toi d'apprendre à voler...
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Heath Crisce
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Alavirien

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MessageSujet: Re: Le Printemps d'un Été   Mar 25 Sep 2012 - 10:42

Il ne faut pas changer, ou alors il faut que le changement soit devenu une habitude
[François Mitterand]


Elle était allongée là, belle au bois dormants, enfant bruyant au milieu de la paisible foret. Auréole violette autour d'un visage d'un brun terni par l'ombre, ses cheveux dessinait sur le blanc des draps un motif complexe et étrange. Sans aucun sens pour autant.

Trois pas à l'intérieur, trois coups de bâton sur le sol, comme un crieur annonçant le début d'une pièce de théâtre. Quel rôle allait il jouer aujourd'hui? Il ne le savait pas. Peut être serait il pour une fois lui même. Changement pur. Comment être un changement? Il est difficile de ne jamais être semblable, de toujours être autre. Saper ses bases sans pour autant tomber, et toujours de son changement s'envoler.

L'immobilité peut être un changement avait il pensé en s'aventurant dans la foret calme et silencieuse. Allait il jouer le rôle de l'arbre endormi attendant le retour des sept nains? Il tira une chaise et s'allongea dessus. Seul le dos en contact, les pieds et la tête dans le vide, il regarda le plafond pour chercher ce qu'il allait être. Et sans plus de cérémonie, il s'endormit, enfant calme et pourtant agité...

* * *

Il avait tourné dans son sommeil. Avait changé de position une infinité de fois. Avait rêvé, réfléchit, pensé, tourné et retourné dans sa tête milles et une pensées. Il était resté là des heures. Pourquoi? Il ne savait pas. Il savait juste qu'il devait rester. Lui qui haïssait le Non-changement il avait essayé d'en faire parti pour une fois. D'ancrer son existence sur la page des choses. Il avait chanté d'anciennes balades et des chants écris et réécris. Doucement, à voix basse. Emmitouflé dans le manteau de respect qui se formait dans cette pièce.

Pas un bruit. Pas un souffle. Rien n'indiquait qu'elle commençait à se réveiller de son long sommeil. Pourtant il le sut tout de suite. Le changement est sensation. Il est un souffle imperceptible, une brise légère. Il est un gout dans la bouche, un battement de cœur différent des autres. Le changement vous change un homme, comme sa définition même peut l'indiquer. Pour quelqu'un se rapprochant le plus possible du changement, les yeux s'ouvrant de la jeune fille furent comme une explosion dans une salle totalement silencieuse.

Il l'avait regardé. Dans les yeux. Se perdant sous le regard glacé et pourtant d'une douce chaleur dorée. étaux de fer sur une existence d'eau, les deux iris d'or percèrent Heath, le traversant de part en part, découvrant des zones de son esprit qu'il pensait lui même ignorer. Raz de marée de sensation, il ne pouvait que rester là, sans rien dire. Sans rien faire. Immobile et muet comme une tombe. Regard changeant sans arret, reflet parfait de son être. Tout pouvait se lire dans ces yeux constamment changeants à qui savait lire. Et cette fille savait lire.

Il ne se remit à bouger et à changer physiquement que lorsqu'elle se releva. Craquement-bruissement des muscles qui se dénouent. Symphonie du corps qui change après une trop longue immobilité. La vie redevenait changement. Le printemps avait amené plus qu'une saison, il avait apporté la renaissance d'un être, le changement d'une vie.

* * *

Elle était assise depuis un moment déjà, redécouvrant la vie alors que le printemps lui soufflait un changement dans les oreilles.
Ayant marre de son immobilité forcée, Heath avait entrepris de découvrir tout ce qu'il y avait à découvrir. Il avait écouté les pas des fourmis, regardé un bourgeon fleurir et un arbre pousser. Il avait gouté le vent des forets, nagé dans le chant des insectes, parlé avec un brin d'herbe et sondé le cœur des pierres de la battisse.

Et pourtant pas a un seul moment la jeune fille n'avait décroché un mot.
Le changement se provoque quand il n'arrive pas. Lancer une conversation. D'habitude il l'aurai abreuvée d'absurdité jusqu'à plus soif mais pour une fois il voulait faire simple. Il lui demanda simplement qui elle était. Simplement. Comme s'il était simple de réduire une existence entière à quelques mots. Certes, on pouvait s'y essayer. Et s'y briser les dents.


"Il y a deux réponses à cette questions. Comme à toutes les questions. Celle du savant et celle du poète. Laquelle veux tu entendre en premier?"

|i]Heath éclata de rire.|/i]

"Je te pose une des questions les plus dures et du ne me propose que deux réponses? Où est donc passé cette vie que je pensait voir en toi? Ce changement magnifique du souffle retrouvant le corps? Deux réponses? Je pourrait en donner plus de milles pour un brin d'herbe. Certe on pourrait décrire un être en quelques mots, mais alors son être perdrait toute sa saveur. Toute sa couleur. Désolé si je te parait insolent, mais je ne pense pas que l'on puisse réellement faire comprendre à travers un mot, ni même dix ou milles, ce qu'est un être humain. Pour connaître quelqu'un il faut le vivre. Le sentir. L'écouter. J'ai toujours appris comme cela et quoique tu dise je ne me ferai un avais sur toi qu'en te vivant."
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Talyna
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MessageSujet: Re: Le Printemps d'un Été   Jeu 4 Oct 2012 - 19:04

Au delà des mots..
Danser la Vie...

Talyna sourit.
Surprenant. Il était surprenant. Là où le commun des mortels se serait contenté d'un nom, il s'offusquait de ne se voir proposer que deux solutions.

- Je te pose une des questions les plus dures et tu ne me proposes que deux réponses? Où est donc passée cette vie que je pensais voir en toi ? Ce changement magnifique du souffle retrouvant le corps ? Deux réponses ? Je pourrait en donner plus de mille pour un brin d'herbe. Certes on pourrait décrire un être en quelques mots, mais alors son être perdrait toute sa saveur. Toute sa couleur. Désolé si je te parais insolent, mais je ne pense pas que l'on puisse réellement faire comprendre à travers un mot, ni même dix ou mille, ce qu'est un être humain. Pour connaître quelqu'un il faut le vivre. Le sentir. L'écouter. J'ai toujours appris comme cela et quoique tu dises je ne me ferais un avis sur toi qu'en te vivant.

Oui. Surprenant. Et véridique. Comment ce garçon, en une tirade onirique, avait réussi à énoncer la véracité du monde, à la décrypter, elle, plus profondément que n'importe qui en une décennie ? Une réponse sembla s'imposer, se glisser dans son esprit, parer Heath d'une couleur nouvelle.. Marchombre ? Ce gamin semblait lire la Voie mieux que la plupart des Maitres de la Guilde. Mais parcourait-il la Voie pour autant ? Désirait-il seulement la parcourir ?
"A moi de le découvrir." Songea-t-elle.

Elle se décida enfin à lui répondre d'une voix calme :
- Tu as raison. On ne peut pas définir un être en quelques mots, car nous sommes au delà de ça. Les mots sont réducteurs, et doivent s'utiliser prudemment, pour ne pas perdre tout leur sens. Un être est sensations, sentiments, souvenirs.. Un être est lieu, temps, espace.. Un être est mouvement, immobilité, bruit et silence, mots parfois. Un être est tout ça à la fois, et en même temps il ne l'est pas. Un être est avant tout mystère. Je ne prétends pas me définir avec la réponse du savant, et celle du poète. Ce ne sont d'ailleurs pas des réponses que je t'offre, mais des indices, deux visions fugaces et indistinctes qui te permettrons peut-être de trouver ce que je suis. Mais pour me connaitre vraiment, comme tu l'as dit, il faudra me vivre...

Sur ce, la Marchombre se leva. Silence et souplesse. Harmonie.
Elle se glissa dans la gestuelle Marchombre, vidant son esprit, abandonnant son corps pour n'être plus que mouvement. Mouvement et souffle. Vivant.
Inspiration. Mains qui montent, s'écartent comme pour embrasser le ciel.
Expiration. Mains qui redescendent, se rejoignent vers le centre.
Mains qui montent, mains qui descendent.
Mouvement.
Inspiration, expiration.
Souffle.
Le corps et l'esprit, en Harmonie.

Talyna modifie sa gestuelle. De lents, ses mouvements deviennent rapides, vivants, insaisissables. Coups portés à un ennemi imaginaire, parades, esquives, sauts, roulés-boulés, acrobaties... Talyna danse.
Elle danse la Voie du Marchombre.
Elle danse, et semble briller comme une étoile...


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Heath Crisce
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MessageSujet: Re: Le Printemps d'un Été   Dim 14 Oct 2012 - 0:40

[quote="Heath Crisce"]
La vie est un ballet; on ne le danse qu'une fois
[Proverbe malinké]


Silence qui suis la tirade du jeune homme. Silence réflexion. Silence pesé, mais pas pesant. Silence où l'on pèse les mots, où l'on réfléchit à ce qui viens d'être dis. Où chaque mot compte et chaque intonation laisse entrevoir un message. Où chaque regard parle plus sur ce que l'on pense à ce moment.

Dans le regard de la jeune femme, il n'y avait pas d'indice sur ce qu'elle pensait. Où plutôt, il y en avait trop. Trop indécelables pour le jeune homme.


- Tu as raison. On ne peut pas définir un être en quelques mots, car nous sommes au delà de ça. Les mots sont réducteurs, et doivent s'utiliser prudemment, pour ne pas perdre tout leur sens. Un être est sensations, sentiments, souvenirs.. Un être est lieu, temps, espace.. Un être est mouvement, immobilité, bruit et silence, mots parfois. Un être est tout ça à la fois, et en même temps il ne l'est pas. Un être est avant tout mystère. Je ne prétends pas me définir avec la réponse du savant, et celle du poète. Ce ne sont d'ailleurs pas des réponses que je t'offre, mais des indices, deux visions fugaces et indistinctes qui te permettrons peut-être de trouver ce que je suis. Mais pour me connaitre vraiment, comme tu l'as dit, il faudra me vivre...

Acquiescement de la tête. Pas besoin de parler quand tout à été dis. La vision de son interlocutrice était juste. Comme une flèche en plein cœur d'une cible.

Mouvement souple et silencieux. Elle était debout; A mouvement lents, elle dessinait sur le tissus du monde une choses. Harmonie. Liberté. Beauté du geste et de l'esprit. Tout aussi silencieux que les mouvements de la jeune femme, Heath observait, totalement ouvert. Compréhension.

Mouvement qui s'accélère. Changement qui commencent à apparaitre. De flamme changeante, elle devint feu follet. Et le monde s'embrasa.

Changement. Changement pur et harmonieux. Un oiseau s'envola. Les arbres chantèrent... Le monde aurait put s'écrouler que Heath n'aurait pas détaché ses yeux de la lueur brulante qui dansait sur l'herbe, entre les arbres immenses de la foret de Baraïl.


A travers ces mouvements il devinait quelque chose. L'embrasure d'une porte jusqu'ici inconnue. Un chemin menant vers les plus sombre grottes et les cimes les plus hautes. Un oiseau, une flamme. Une Voie peut être. Il n'en savait rien et n'en avait que faire. Le Changement était devenu omniprésent, imprégnant de son odeur et sa présence l'étoffe des choses.

Il resta ainsi sans bouger. Totalement immobile. A quoi bon gratter un peu de changement à quelqu'un qui avait monopolisé le Changement environnant? Il attendit, pour la première fois totalement stable, immobile. Pour un peu il serai devenu pierre, mais cela aurait été un changement, et, par respect, il se refusait à changer au moins le temps de cette danse. De ce cadeau. Lorsqu'elle s’arrêta, il prononça deux phrases. L'une avec ses yeux, l'autre avec sa langue. Sans savoir laquelle avait été prononcé par quoi.


"Vers où mène cette porte?"
"Merci."
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Talyna
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MessageSujet: Re: Le Printemps d'un Été   Lun 19 Nov 2012 - 2:10

La Voie
Tomber, pour mieux s'envoler..

Elle s'arrêta, feu follet qui s'éteint, se fond dans la masse du monde.. Mais la flamme était toujours là, en elle, et irradiait de sa lumière une Voie, sa Voie.
Il était là, et la regardait. Dans ses étranges yeux rouges brillaient la reconnaissance, l'émerveillement et .. la curiosité. Une porte s'était entrouverte pour le jeune homme, aurait-il l'audace de la franchir ?
"Vers où mène cette porte ?"

La question était simple, la réponse ne l'était pas. Elle essaya d'expliquer simplement :
"Cette porte mène à une Voie, ma Voie, la Voie des Marchombres. Il n'appartient qu'à toi que cette Voie soit aussi la tienne. Si tu le souhaites, je t'y guiderai. La Voie des Marchombres est complexe, et diffère pour chacun de nous, il faut du temps pour la comprendre, et parvenir à la suivre. L'apprentissage est long, et souvent difficile. On tombe, on se relève. Mais les erreurs sont la clé de l'apprentissage. C'est en comprenant le monde, et en avançant en Harmonie avec lui, que l'on comprend la Voie. Et alors, seulement alors, on peut ouvrir ses ailes, et s'envoler.. Libre."

La Liberté, cette chose incroyablement complexe que tous recherchaient, sans voir que souvent, celle-ci se trouvait sous leur nez. Etre libre, c'est souvent être heureux. Elle soupira, laissant un instant divaguer son esprit, puis regarda à nouveau Heath. Il ne l'avait pas quittée des yeux, et semblait attendre quelque chose, un détail peut-être.
"Trois ans."

Elle n'ajouta rien de plus, c'était à lui de faire son choix, son premier pas sur la Voie..


(Navrée du retard, j'avais des partiels ! C'est pas génialissime, en plus c'est super courts, mais j'espère que ça te conviendra)


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